La production d’électricité dans des « fermes solaires » s’est matérialisée dans des installations d’un maximum de 100 kW de puissance nominale afin de tirer parti de la réglementation qui établissait cette limite de puissance pour pouvoir percevoir la rémunération maximale associée à l’énergie produite sachant que le tarif diminuait à partir de cette puissance. C'est pour cette raison que les « fermes solaires » se sont largement développées sur des terrains de faible valeur, accessibles aux petits investisseurs, et qu’ils ont eu des répercussions sur les finances municipales à travers l’octroi des licences correspondantes.
Depuis l’entrée en vigueur du Décret royal 1578/08, les projets d’ingénierie des « fermes solaires » sont configurés comme des Groupements photovoltaïques d’un maximum de 10 MW de puissance nominale, avec une prime unique par kW/h produit, ce qui remplace la figure originale de la « ferme solaire ». La configuration technique conserve sa conception originale (groupes de strings en parallèle avec 8-10 modules en série qui aboutissent à plusieurs onduleurs chargés de transformer le courant continu produit en courant alternatif) avec de petites variations selon la puissance de crête à installer.
Le décret royal 1578/08 a été approuvé pour remplacer le D.R. 661/07 qui avait été à l’origine de l’expansion du secteur photovoltaïque en Espagne grâce à l’établissement de primes équivalentes, ce qui eu les effets attendus en matière de R&D, de développement technologique, de réduction des coûts opérationnels et de création de l’emploi. Ce nouveau décret établit des contingents trimestriels et diminua les tarifs payés pour l’énergie générée. Il paralysa les investissements, détruisit des emplois et poussa les entreprises à partir à la conquête de marchés extérieurs.